La marche sur le feu est une cérémonie chargée de significations indoues des communautés Tamoul.
Elle retrace l'histoire de la déesse Pandiallee qui n'a pas hésité à braver les flammes pour prouver sa fidélité.
Préparation du tapis de braise et de cendre: un brasier de cinq à six mètres de long et de quatre mètres de large terminé par un petit bassin "d'lait" qui rafraîchit les pieds après la traversée.
Arrivée d'un immense char fleuri, tiré par une dizaine de personnes, parées de tam-tam.
Voici le Dieu Alvan (en rouge) qui veille.
Les trois karlons: Le jaune est celui de Pandialé, le blanc celui de Marliémen et le rouge celui de Karli.

Plusieurs principes physiques rendent la marche sur le feu possible:
- La faible conductivité thermique du charbon: Le charbon peut être chaud, mais il transmet mal sa chaleur, et agit comme un isolant: le pied n'a pas le temps d'absorber assez de chaleur pour brûler.
- La surface de transfert de chaleur: Malgré toute la chaleur que peut dégager un brasier, seule la surface du pied est en contact avec les braises quand on marche sur le feu.
- La faible durée du contact: La marche sur le lit de braise se fait rapidement, le contact de chaque pied sur la braise dure moins d'une seconde, et moins de dix pas sont habituellement nécessaires pour traverser la surface. Il ne faut pas oublier que la chaleur absorbée par chaque pas est cumulative. Comme lorsqu'on marche sur le sable chauffé par le soleil, la sensation de chaleur ne devient insupportable qu'après quelques pas.
- L'effet Leidenfrost: Lors de certains séminaires de marche sur le feu, les pieds des participants sont d'abord mouillés avant d'aller sur les braises. La vapeur d'eau crée un coussin isolant entre le pied et le charbon.
La Marche sur le Feu